Météo El Djazair

Algérie: Le Coup de Coeur

Un cousin a Tipaza

Un ministre mi-datte mi-raisin

C'est toujours la même chose... Nouveau ministre, nouvelles résolutions.

On a fortement crus que ce Monsieur pourtant bien élevé a décide enfiaan de changer les choses, de prendre de bonnes résolutions.

On a crus enfin que ca y est, cette année, c'est décidé, on arrête les bêtises, on arrête  fumer, on perds du poids, on fait du sport, prendre du temps pour réfléchir, a une nouvelle discipline pour les agences de voyages, les hôteliers. Mais hélas lui comme les autres précédemment pense à ses amis, a sa fambbille, donc moi aussi a mon tour, j’ai décidé de  me remettre au tricot...

Chaque année, voir même deux en une année, les nouveau ministres arrives a la tète du tourisme,  partent  d'une bonne intension, pour changer laes mauvaises habitudes qui sévissent dans le secteur du tourisme, le remettre sur les bonnes railles en cette nouvelle ère ou les services se positionnement en tète des plus rentables de toutes les économies.

Mais force est de constater, après quelques semaines, voir même quelques jours, les vieilles habitudes reprennent le dessus, laissant derrière nous les bonnes intentions... pour qu'elles reviennent une nouvelle fois l'année suivante.

Pour certains, comme pour celui la c'est même pire, la bonne intension est restée une idée, au fond de sa tête, et il n'aura même pas essayé une fois de passer à l'action pour changer. Téléguidé par un habile conseille véreux et connu,  surement le nouveau ministre du tourisme part dans une valse malsaine…

Voici donc quelques points qui vous aideront à mieux comprendre :

«Le vin nature est à l’univers des boissons  ce que les tatouages sont à la peau ». Une formule qui a le mérite de creuser le bon sillon ! Est-ce à dire que l’apparition plutôt récente, de monsieur le ministre du tourisme très tendance, est à l’image de chefs dont la respectabilité culturel repose sur des kilomètres de délire épidermique, trouvant son aboutissement suprême dans ce laconique mais toujours très émouvant « J’aime ce pays » ? Des heures de plaisir bien tassé en perspective pour l’ethnologue du futur appelé à décoder la tendance.

Tendance, que ce ministre nature, mi-datte mi-raisin de l’agriculture biologique, de l’agriculture biologique dynamique, ou encore que ce fameux ministre orange (macération prolongée sur peaux de raisins blancs) qui, après le blanc, le brun, mouille et vient mourir aujourd’hui sur une décision grotesque de faire nommer un cousin chef de service de la Sonelgaz au poste de DG du nouveau centre touristique de Tipaza ?

« Ce n’est pas pour moi un argument de critique prioritaire », gagnante, entre autres habitude, du Concours Meilleur ridicule Algérien. « Je préfère d’abord parler qualité professionnelles, puis cerner ensuite le goût des gens à prendre des décisions similaires en les accompagnant vers le meilleur respect possible. Mais à savoir si c’est parce que le ministre est bio ou que c’est nécessairement bon de choisir dans le réservoir Tassilien un peux de sable pour la plage Tipazaoui, ma réponse est non. Sans compter qu’on perd la notion de la grande sagesse du terroir, avec des décisions qui tendent à se ressembler au Nord du pays. Heureusement, il arrive aussi que des techniciens hors pair, l’ex Dg de l’EGT du Hoggar. Directeur pendant 40 ans entre Timimoune et Adrar, réussissent par ailleurs à abandonner simplement par dégouts et continuer a sublimer les gens du terroir et les dattes avec le bio. »

Sur la pertinence des dessous de l’affaire, on arrive à la même conclusion, et je traduis : « Il demeure important que l’expression variétale couplée à l’origine, le terroir, soit maintenue. Mais la grande majorité des ministres testés arrivent rarement à exprimer pleinement l’une ou l’autre de ces réalités » sans compter que « les grands décideurs du gouvernement pardonnent trop souvent ces fautes qui, d’ailleurs, n’ont rien à voir avec une décision sérieuse ou avec le professionnalisme».

Mode ou pas, la tendance actuelle en hausse pour ce genre de décisions naturellement troublantes, pour ne pas dire désarmante, donne l’impression de vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain, même rempli de champagne millésimé. Comme si les adeptes du bio (dont certains extrémistes) balayaient du revers de la main 40 ans de gérances de qualité qui, ne leur en déplaise, ont tout de même permis à des destinations éloignées de rester rentables et prisées, sans histoires et qui de mises et rester en lumière avec beaucoup de civilité, tout en se taillant une place sur la planète de hôtellerie du territoire national. Les ministres dits « nature », issus des sables séduisants ou de l’agriculture biologique dynamique, cherchent-ils noise pour autant à ces autres « classiques » issus de la culture raisonnée, une espèce de querelle entre anciens et modernes ? Dans ce cas pourquoi ne pas avoir choisie un de ces jeunes brillant qui sortent de l’école hôtelière…. ?

Sans vouloir verser dans la nostalgie bonbon, il faut se souvenir qu’il se faisait tout de même que l’arrogance existe  une arrogance forcément nature, parce que les puissants lobbys de l’industrie touristique ne sont tout simplement pas encore cotés en bourse comme aurait pu l’être Tipaza centre touristique appelée a être une destination de qualité sous la direction du DG de l’EGT Tamanrasset. La décision à la va-comme-je-te-pousse qui serait aujourd’hui proprement inacceptable selon nos standards du jour. La différence avec ces mêmes ministres, est toujours la même aujourd’hui ? Dans les meilleurs cas, un bijou de franchise, d’éclat sans transparence mais aussi, à l’inverse, de soupes blêmes et infâmes aux flaveurs de bave de pieuvre (!) et de… de… allez, ne tournons pas autour de la cuvette, de crotte. Chassez le naturel il revint au galop…

Personnellement, quand on me serine qu’il faut aider Hercule à nettoyer les écuries d’Augias pour ultimement saisir la singularité de l’arrogance nature, eh bien, je me dis que je vais rester à la maison avec un bon verre de lait et que je passe mon tour ! À ce chapitre, et comme dans toutes disciplines, il y a de bons et de mauvais administrateurs. Ajoutez le fait qu’il n’y a actuellement aucun cahier des charges précis ni accréditation officielle commune chapeautant l’élaboration du tourisme, et voilà la porte grande ouverte à tout et surtout à n’importe quoi comme c’est la cas !

On n’hésitent toujours pas à quitter les équilibristes du Cirque du Soleil pour mieux vibrer sur la corde raide du zéro soufre par litre, une approche qui exige un sans-faute, du vers dans la pomme.

Il demeure que ceux qui comme l’ex Dg du Hoggar réussissent ce sans-faute professionnel, méritent d’être encouragés haut la main. Et ils sont nombreux. L’équipe qui  accompagne ici le remplacement du DG du Hoggar devrait hisser le drapeau de la grève pour décision arbitraire et opportuniste. La fédération hôtelière au lieu de lutter contre elle depuis la disparition de Gestour, empruntant les « outils » d’une approche nouvelle vision sous le titre Htt  culmine dans un environnement fécond en micro-organismes de toutes sortes et qui restent en selle pour le grand galop. Sans les pommes de routes… naturellement devrait de part son statue interférer dans ce non fondement.

Note : Mais il reste encore deux places disponibles Mr le ministre que vous pouvez remplacer dans le désordre des dattes et des moissons, amis des circonstances, mais peut-être trop difficiles à digérés a l’Hôtel Aurassi et a l’hôtel El Djazair.

Fayçal Maarfia