Météo El Djazair

Algérie: Le Coup de Coeur

Entretien avec Mme Amel Karboul, ministre tunisienne du tourisme

alt

Madame A.Karboul est un trésor d’efficacité. L’impression qui se dégage de cette dame, semble essentielle dans la gestion des ressources touristiques Tunisien.
Elle amène automatiquement sur une même ligne, différentes composantes sur les besoins, les ressources et les règles de planification. À chacune de ces étapes, elle vérifie si les modifications apportées sont conformes aux réglementations sociales en vigueur comme sur la réglementation du travail, depuis la révolution de Jasmin.
Améliorer les performances énergétiques des services touristiques et se fixer des objectifs est un enjeu national important pour madame la ministre du tourisme Tunisien. Tous ces programmes sont-ils réalisables ou réalisés ans un chantier politique colossal appelé à renverser des montagnes de mauvaises habitudes, de conformisme dans un comportement religieux d’aveuglement est une autre affaire. Mais dans l’esprit de madame Karmoul, ces projets – comme d’autres sont inspirés d’une seule logique – celle qui se présente comme la dernière chance de survie pour relever une Tunisie démocratique et efficace. Sinon, des déchirements aux conséquences irréparables s’imposeront d’eux-mêmes.


DJAMEL ARABIE :
Madame la ministre, Vous gérez un potentiel touristique important dans lequel il y a un Park hôtelier à bichonner de toute évidence. Avez vous un politique de développement autre que celle connue jusque la et ou trouvez vous les hommes et femmes professionnels pour gérer cela ?

 


Lorsqu'on cherche à relever les services de l’hôtellerie qui sont déjà très bien, il n'est pas facile de déterminer avec certitude le nombre d'étoiles que l'on va obtenir en se fiant uniquement aux différents attributs de sa fiche. Et quand on pense tenir le bon, il arrive parfois d'être déçu en ne voyant qu'un misérable 3 ou 3,5/5 sur l'atelier souhaité. Heureusement, l’expériencevient à notre rescousse.


Pour mieux faire connaître et aussi actualiser l'un des sujets les plus populaires dans notre métier initialement avait été bien rédigé. On présente ici des méthodes de références bien connues par certains managers. Il leur appartient de déterminer avec précision le nombre d'étoiles dont hériteratel ou tel investisseur pour chaque discipline de l’Hôtellerie. Plus précisément, il s'agit d'appliquer des coefficients à certaines notes tout en prenant compte de quelques variantes pour finalement obtenir un résultat qui correspond à noter un hôtel pour un réal 5 étoiles. Cela peut paraître fastidieux mais c'est en fait très simple et efficace.

Loin de toute complexité technique ou agressivité commerciale, notre Staff a des solutions simples et efficaces pour les entreprises hôtelières sur le territoire, en leur proposant des outils de visibilité pour mener à bien leurs compagnes de communication pour arriver a un meilleur rapport qualité- prix. On envisage ainsi d’être un hub attirant pour les cadres en exercice en quête de nouveaux challenges et pour les jeunes diplômés des grandes écoles hôtelières et universités, sans oublier bien sûr les étudiants de l’hôtellerie qui reviennent de l’étranger.
Les services pour les candidats sont à (100 % gratuits)
Les candidats à la recherche d’un emploi ou d’un nouveau challenge peuvent déposer un CV dans la CV-thèque sur le tourisme en Tunisie afin d’être visibles pour les recruteurs et augmenter ainsi leurs chances d’être repérés. Ils peuvent aussi postuler aux offres qui correspondent à leurs profils et ambitions en toute simplicité. De plus, les candidats ont à leur disposition une rubrique Conseils Carrière où ils peuvent apprendre quelques astuces et suivre quelques conseils pour une recherche efficace et un choix correct de carrière. Ils trouveront aussi des articles d’actualités du monde des affaires pour rester en veille et être au courant de ce qui se passe autour d’eux. En fin, un espace Formation est aussi mit à leur disposition afin de donner une visibilité sur les formations dispensées par les partenaires afin de les aider à améliorer leur profil pour une éventuelle montée en compétence.
Pour les entreprises
La Tunisie a tout pour répondre aux besoins des entreprises de la filière en termes de ressources humaines. Pour cela, des espaces de visibilité sont mis à leur disposition en location pour recruter et communiquer vis-à-vis des demandeurs d’emploi ou des offres disponibles. Ainsi, une entreprise peut déposer une offre avec son logo pendant au moins un mois, 24h/24 et 7j/7 ou de partout au monde. Des options de visibilité sont à commander en parallèle pour travailler l’attractivité de l’entreprise et véhiculer une image de marque auprès des candidats. En effet, une annonce d’offre sur Internet n’est pas seulement des mots, c’est aussi une IMAGE !
Une entreprise peut aussi avoir accès à la base de données et chercher parmi les CVs. Le site propose en plus des solutions de communication, de publicité et de marketing dont les détails peuvent être exploité sur simple demande soit depuis l’interface de gestion de compte Entreprise ou de contacter l’ONTT directement.

Djamel Arabie :
Madame la ministre, Ou en est le fabuleux projet de Maria Cap qui devait ouvrir en Juin 2014?

Marina Cap est un investissement de taille qui ouvrira en Novembre 2014. Des Hôtels 4 étoiles, des SPA, plusieurs salles de conférences dont la gestion sera assurée par des chaines de tourisme Internationales.
C’est aussi une patinoire de plusieurs milliers de mètres de superficie. Cet espace est conçu insonorisé, climatisé pouvant servir à une vocation culturelle pouvant accueillir des milliers de personnes et un port pour plusieurs dizaines de bateaux.
Des galeries culturelles dédiées aux peintres, aux artistes et aux créateurs des produits de l'artisanat et du terroir, des cafés culturels pour réunir des artistes, des restaurants traditionnels spécialisés dans la cuisine tunisienne Et internationale : libanaise, coréenne, française, italienne, américaine et iranienne. Des commerces en synergie avec un nouveau concept Ce projet d'un investissement de 60 millions de dinars dont 49% est couvert par des investisseurs étrangers, Il emploiera environ 1000 personnes

Madame la ministre, il y a un phénomène nouveau dans le comportement des nationaux Tunisien comparativement à l’hygiène et les paysages. Quelles mesures comptez-vous prendre pour permettre à votre département de s’impliquer plus dans la sensibilisation au respect de l’environnement ?

Notre dernier entretien avec les responsables communaux n'a pas abouti pour trouver une solution adéquate. Mais l’on ne se décourage pas, pour reprendre contact avec les responsables de se secteur et pour trouver la solution la plus efficace. Objectif : recueillir des explications et des conseils pour tirer les leçons de cet échec. Une démarche qui suppose tact et préparation. Mais c’est aussi un problème de gouvernance.
Nous n’arrivons pas à trouver une solution acceptable pour l’instant à cette situation malgré l'intérêt qu'elle présente. Lorsque l’on reçoit une réponse des responsables charges de ce secteur, elle est négative. On est parfois tenté de classer le courrier sans suite et de passer à autre chose ! Pourtant, l’analyse de chaque refus fait partie intégrante de notre souci à améliorer la situation liée à l’environnement. Restons positifs. Nous trouverons la solution pour bien mener à bien ce travail. Aujourd’hui, les autorités communales sont déconcentrées :
À l’image de Yamine Hammamet, les autorités déconcentrées sont révoquées par le pouvoir central. La seule autorité élue est le maire en
raison de son double statut d’autorité.
Normalement les communes sont soumises au contrôle hiérarchique de l’État qui dispose à leur égard, d’une part, un pouvoir disciplinaire permettant la sanction ou la suspension et, d’autre part, du pouvoir d’approbation, d’annulation ou de substitution de leurs actes.
Dans la conception Tunisienne, les non respects de l’environnement consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités communales certaines compétences correspondantes. Relative au respect du ramassage d’ordures par les services concernes. Le ramassage est organisé, dans le respect du principe de mission communales au service de l’administration des collectivités locales.». Malheureusement, cela est devenu problématique. Cette simple mission communale est devenue une affaire d’état. La Tunisie ne compte actuellement aucune décharge Publique. En créer une devint une affaire politique. Pour l’instant nos communes ne peuvent répondre de manière positive à ce problème qui résulte surtout d’une grave situation financière….

DJ.A
En matière de tourisme durable. Quel concept accordez-vous à ce domaine ?
Il y a l’art et la manière. Pour mettre toutes les chances de notre côté, mieux vaut respecter certaines règles. Rappeler ne signifie pas harceler ! De fait, avant de lancer un produit auquel nous donnons une priorité nous devons respecter une certaine tradition, bien que le tourisme durable existe déjà au Sud. Il y a une économie dans ce sens. Et nous y réfléchissons, non seulement pour l’améliorer mais aussi pour ce qui peut coincer et qui risquerait de nous desservir.

DJ.A :
Loisir, vacances Hébergement touristiques, comment sont classes les hôtels Tunisiens ?

Nous repositionnons la recherche et la stratégie. Il est possible par les statistiques de comprendre quel est la méthode la plus intéressante. Celle qui est la plus intéressante. Celle que les personnes finalement choisissent et qui correspond davantage au service recherché. Ce qui signifie que nous ne sommes pas en cause, et qu’il n’y a aucune raison de douter des qualités touristiques investies dans le balnéaire, car il est de qualité. A l’inverse, on peut pointer des faiblesses dans notre présentation ailleurs. Il nous faudra alors retravailler sérieusement notre argumentaire et notre communication (attitude, look, etc...) Dans d’autres cas, le feed-back sur nos statistiques consiste plutôt en une somme de remarques sur notre positionnement. Ce qui signifie peut être que nous ne sélectionnons pas toujours les annonces correspondant précisément à tous les soucis. On peut également retravailler nos motivation et techniques de prises de contact. Dans tous les cas, on apprend beaucoup de choses qui peuvent se révéler décisives. Nous aurons surtout l’impression de vivre une recherche plus constructive que contraignante. Et ça aussi, c’est bon pour le moral.

DJ.A
Le secteur touristique tunisien est connu pour être vital au développement de l’économie du pays et a sa croissance. Avez-vous une autre politique adaptée à ce développement ?

Je relance le secteur par une stratégie du 3+1, qui est une politique de haute technologie.
A priori, on pourrait penser qu’il s’agit de répondre aux interrogations sur les raisons de refus et sur des sujets jusque là non retenus. Il s’agit de savoir s’y prendre et présenter clairement une réponse simple et efficace.
Certains secteurs du tourisme sont en effet prêts à "jouer le jeu". Pour y parvenir, il faut savoir accrocher et valoriser son rôle d’expert. Ces explications et ces conseils seront très utiles pour progresser dans sa recherche technologique car il faut dire que l’administration ne suit pas…. L’essentiel est d’inscrire cette démarche dans une optique positive. Il ne s’agit pas de rechercher des justifications au refus ou de critiquer les décisions prises.

DJ.A
Madame, Votre collègue Madame Wahida Djaet DG de l’ONTT s’est exprimé hier à Alger sur une nouvelle approche pour le touriste Algérien et une priorité pour les clients des agences de voyages. Qu’avez-vous à me dire à ce sujet ?

Reprendre contact avec les professionnels après une période de flottement permet de dédramatiser la situation, de répondre à un oubli par un acte positif. Grâce aux explications recueillies, on peut prendre conscience pour une question de profil professionnel et non pour des raisons liées à une situation. On peut, par ailleurs, comprendre nos erreurs (des situations mal ciblées, des postes visés auquel certains profils ne correspondaient pas ou encore des actions insuffisamment préparés)… et éviter de les commettre à nouveau.
Il faut donc faciliter au maximum le travail et faire perdre le moins de temps possible aux voyagistes Algeriens ! Les objectifs comme les attentes doivent êtres revus.

Dans la plupart des cas, les réponses négatives ne m'apprennent rien sur les raisons d’un mauvais développement économique. J'ai besoin d'en savoir plus. Cela n'aboutit pas toujours mais il ne faut pas pour autant renoncer à décrocher son téléphone. Après des entretiens, reprendre contact avec les professionnels s'inscrit dans une démarche proactive. Je le fais systématiquement quand les suggestions sont intéressantes vraiment et que je pense atteindre les profils recherchés. Cela me permet d'avoir quelques éléments de réponse tout en montrant à nouveau mon intérêt pour le marché Algérien. Je suis ouverte à tous les conseils, et je n'en demeure pas moins objective.
Jusqu'à présent, tous ceux que j’ai consultés ou contactés, m'ont souvent répondu que la décision m’appartient pour aller de l’avant mais pour l'heure, je n'ai eu aucune remarque sur la manière d'aborder une autre politique de l’hôtellerie sauf celle de les améliorer qualitativement pour nos frères Algériens dont je me sens personnellement tres proche par une relation familiale. Je prends, bien sûr, note de tous les commentaires et de tous les conseils et j’agis selon les priorités.
Pour les remarques faite sur l’Hygiène et les réservations non respectés, la DG de l’ONTT a répondue exacte : Des contrôles, des fermetures et des sanctions ont étés prises contre La déconcentration de moyens du pouvoir de décision de l’administration centrale. Nous nous penchons sur un processus d’aménagement nouveau et unitaire qui consiste à implanter une politique touristique fiable a l’avenir.


DJ.A
Votre département peut-il s’impliquer pour faciliter, voir soutenir la demande des agences de voyages Algériennes engagés dans la promotion du tourisme Tunisien sans passer par les centrales de réservations étrangères autres… ?

Il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour que chacun participe aux conversations, aux bavardages, aux échanges et y apporte sa pertinence et ses idées a la création d’une plate forme de réservation et de payement sécurisé. Et ce d’autant plus que l’entreprise touristique Tunisienne de demain va se construire par la généralisation des pratiques de collaboration. Nous somme effectivement à construire actuellement une centrale de réservation nationale qui débutera incessamment.

DJ.A
Quelles pratiques au-delà du consensus académique ?
L’entreprise touristique Tunisienne est une entité complexe et vivante qui agit et réagit souvent d’une manière singulière. Quand il s’agit de collaboration, le premier réflexe est de s’écarter des théories qui ont jusqu’alors prévalu. Au quotidien, et en dehors des symposiums, des conférences, voire des conseils d’administration, un constat s’impose : la collaboration avec les Algériens est avant tout une pratique ! Sa mise en œuvre implique que les collaborateurs se fassent confiance et aient confiance dans les objectifs et la stratégie de l’hôtellerie Tunisienne. Elle nécessite aussi de l’empathie envers les contributeurs de la plate-forme, et de l’accompagnement des utilisateurs sous forme de formation, de guide de bonnes pratiques, d’explication des objectifs e de participations. Jusqu’alors, les « spécialistes du management » n’ont, à ma connaissance, jamais infirmer l’importance dans la confiance ni dans les capacités d’empathie dans le fonctionnement de cette l’entreprise. L’approche classique du management est basée sur le tryptique – Processus, Profit, Pouvoir - a largement contribué à la valorisation des contributions personnelles. Elle est maintenant remise en cause car elle n’est que le reflet d’une vision à très court terme favorisant des comportements « opportunistes », pas toujours efficaces ni même pertinents. Pourtant, dans beaucoup de réservations durant les hautes saisons, nous y sommes mais il va falloir passer à autre chose !
La confiance se mérite, elle ne se décrète pas, tandis que l’empathie se cultive (ce n’est pas un don mais plutôt une compétence des Algériens comme celles des Tunisiens). Demain, dans vos organisations de voyages a destination de la Tunisie, vous allez mettre en œuvre des espaces de collaboration. Ces espaces seront le fait de notre culture réciproque, de votre gestion des projets, des équipes, des ressources en général, mais également de vos capacités d’innovation dans nos pratiques (change management). Pour autant, ce n’est pas si simple.


DJ.A
Que faire pour que vos collègues, vos employés, vos managers, vos partenaires, participent activement à ces centrales de réservations et donner priorité aux voyagistes Algériens ?

Dans la collaboration, le contenu est la clé, car il représente les fondations du système sur lesquels se construisent les échanges : il vous faut donc produire et publier du contenu qui donne envie ! Envie de participer à un espace collaboratif, envie de voyager, envie de commenter, envie de s’engager par une contribution active, fréquente et riche. Un contenu (billet, lien, vidéo, sondage, hôtels, appartements etc.) pertinent et de qualité constitue le premier élément de crédibilisation d’un espace dans une centrale de réservation et par là un facteur de valorisation des contributions de tous ceux qui y participent.
Le deuxième élément important est probablement le sérieux.. Dans les espaces collaboratifs, les règles du jeu sont toujours les mêmes. C’est gagnant-gagnant : il faut convaincre et asséner des slogans ou des « professions de foi » ne servent à rien (ce serait même contreproductif), ce qui implique de considérer a priori les contributions des voyagistes Algériens comme les nôtres c’est d’accepter d’en discuter et d’argumenter dans le respect de chacun. La collaboration dans l’entreprise n’est pas la consécration du « consensus mou », pas plus qu’un nouvel espace de travail.
L’entreprise collaborative est tout naturellement et simplement celle qui sait mettre en œuvre les meilleures pratiques, celles qui lui permettront de continuer à aller de l’avant.


DJ.A
Merci pour votre aimable franchise et pour le temps accordé.

Propos recueillis par Fayçal Maârfia